Le pitch : Alors que la ville de Lake Victoria s’apprête à recevoir des milliers d’étudiants pour le Spring Break, un tremblement de terre secoue la ville et ouvre, sous le lac, une faille d’où des milliers de piranhas s’échappent. Inconscients du danger qui les guette, tous les étudiants font la fête sur le lac tandis que Julie, la shérif, découvre un premier corps dévoré… La journée va être d’autant plus longue pour elle que Jake, son fils, a délaissé la garde de ses jeunes frères et sœurs pour servir de guide à bord du bateau des sexy Wild Wild Girls !
Alexandre Aja, petit français exilé à Hollywood (le remake de La Colline à des Yeux, c’était déjà lui), signe un parfait pop-corn movie. Le film procure sa dose de sursauts et d’hémoglobine, usant d’une esthétique tellement gore qu’elle vire au cartoonesque total. En fait, on rit plus qu’on ne frémit. Situer le film durant le Spring Break permet de filer une intéressante métaphore sur la perfection et la mutilation du corps. On voit qu’Aja prend un malin plaisir à déchiqueter cette foule d’ados bobybuildés et de nanas siliconées. Mais son coup de génie consiste à placer une bonne partie de l’action en marge du tournage… d’un film pornographique ! Sa trame n’en prend que plus d’ampleur et permet d’envisager nombre d’interprétations, entre satire de la société de consommation et dénonciation parallèle du culte de la beauté et du puritanisme US. Si vous ajoutez à cela de savoureuses références cinéphiliques, comme la présence de Roy Schneider et Christopher Lloyd, vous comprenez pourquoi Piranha 3D ne peut susciter que l’enthousiasme !