Le pitch : Des morts suspectes dans les environs de Seattle laissent présager une nouvelle menace pour Bella. Victoria cherche toujours à assouvir sa vengeance contre elle et rassemble une armée. Malgré leur haine ancestrale, les Cullen et les Quileutes vont devoir faire une trêve et s’associer pour avoir une chance de la sauver.
Mais Bella est obligée de choisir entre son amour pour Edward et son amitié pour Jacob tout en sachant que sa décision risque de relancer la guerre entre les deux clans. Alors que l’armée de Victoria approche, Bella est confrontée à la plus importante décision de sa vie.
La critique américaine a été globalement élogieuse à l’encontre de ce troisième opus… Il est vrai qu’il s’agit sans doute du meilleur de la saga. Mieux réalisé que le premier (un plus gros budget aidant), moins gnan-gnan que le second : Twilight 3 apporte enfin sa dose de divertissement. L’essentiel du fun est procuré par les situations induites par le triangles amoureux Edward – Bella – Jacob. Mais hormis ces considérations vaudevillesques, l’intrigue globale patine toujours autant. A l’expurger de son côté teen-movie (qui a réussi également, dans une toute autre mesure, au dernier Harry Potter), on voit à quel point Twilight est un énième remballage sans grande envergure de Roméo & Juliette.
Le pitch : Le monde sait désormais que l’inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu’un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu’il partage sa technologie avec l’armée, Tony n’est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l’information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James « Rhodey » Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes…
On s’amuse franchement, Robert Downey Jr. est irrésistible et très bien accompagné (Scarlett Johansson, Gwyneth Paltrow : qui demander de plus ?)… Mais l’on n’est jamais surpris par un scénario archi-balisé et qui, contrairement au premier opus, ne laisse aucune place à l’appréciation des situations. Tout s’enchaine à un rythme effréné, comme dans un trop rapide mais agréable tour de montagnes russes.
Le pitch : The Ghost, un » écrivain – nègre » à succès est engagé pour terminer les mémoires de l’ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang…
Roman Polanski signe un film labyrinthique aux allures de huis-clos. La mise en scène, à la fois classique et virtuose, sert ce thriller politique à tendance paranoïaque, mais qui ne manque pas d’ironie. Pierce Brosnan, en simili-Tony Blair, et Kim Catrall (Samantha Jones dans Sex and the City) sont étonnants.
Le pitch : Lucien Paumelle a toujours eu des convictions fortes. Médecin retraité, il reste un homme d’action, réputé pour son implication dans de nombreuses causes humanitaires. Son engagement le conduit jusqu’au mariage blanc avec une jeune femme moldave, Tatiana, pour lui éviter l’expulsion.
Mais ses enfants, Babette et Arnaud, s’aperçoivent rapidement que le comportement de leur père n’a plus grand-chose à voir avec les principes qu’il a toujours prônés : malgré ses 80 ans, Lucien aurait-il succombé au charme de sa flamboyante épouse ? Tandis que Tatiana et sa fille prennent leurs marques chez les Paumelle, le chaos s’installe dans le quotidien de Babette et Arnaud. Bientôt, ce sont toutes les relations familiales qui sont à redéfinir…
Après le bouleversant Ceux qui restent, Anne Le Ny signe une comédie douce-amère : férocement drôle, touchante, poussant à la réflexion. Les dialogues sonnent juste et piquent au vif, servis par une distribution qui s’en donne à cœur-joie. Ahhhh la verve de Luchini, consterné, disant à Karine Viard : « Enfin quand je te disais de te lâcher, je parlais de reprendre des blinis, pas de commettre un inceste avec un couple échangiste ! » Les Invités de mon père est un film grave mais qui traite son sujet avec une légèreté et une honnêteté bienvenues. Bravo !
Le pitch : Ely et Lila sont comme deux soeurs. Elles se connaissent depuis l’enfance, partagent tout et rêvent ensemble d’une autre vie. Elles vivent dans la même banlieue, à dix minutes de Paris.
Aujourd’hui, Ely et Lila ne veulent plus être à dix minutes de leurs vies. De petites embrouilles en gros mensonges, elles vont tout faire pour essayer de pénétrer un monde qui n’est pas le leur où tout leur semble possible.
Mais tout ce qui brille…
Cette pétillante comédie a le mérite de se débarrasser des facilités habituelles consistant à situer les jeunes héroïnes dans des milieux hyper privilégiés, distordant le réel et les préoccupations des personnages. Lieila Bekhti (excellente) et Géraldine Nakache (pas moins méritante) vivent dans des HLM, emménagent dans des studios du 20ème, arnaquent des passant pour se payer une paire de pompes, bossent comme caissières… On y croit, on se retrouve ! Le film respire le réel et la sincérité sans sombrer dans la peinture pathétique de la banlieue. Ca change ! Ce divertissement très agréable est, de plus, enlevé et bien écrit.
Le pitch : Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s’est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd’hui, il existe une solution radicale, elle s’appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n’importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s’attaque qu’aux couples dont la femme est malheureuse.
Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?
Que c’est drôle ! Qu’ils sont beaux ! Que c’est frais et bien écrit ! Une comédie française à la classe toute américaine : bravo !
Le pitch : Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe. Sa copine Nadine est partie s’installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos !
Zinos décide de rejoindre Nadine en Chine, et confie son restaurant à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ces deux décisions se révèlent désastreuses : Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier véreux, et Nadine a quelqu’un d’autre dans sa vie ! Mais les deux frères ont peut-être encore une chance de sauver le Soul Kitchen, s’ils parviennent à s’entendre et à travailler en équipe.
Si vous voulez voir un film rafraichissant sans qu’il soit pour autant complètement irréaliste, courrez voir Soul Kitchen ! Le nouveau Fatih Akin est à l’image de la cuisine du restaurant qu’il met en scène : plus le temps passe, plus il gagne en épaisseur et les « saveurs » apparaissent ! Tour à tour chronique sociale (la communauté turque en Allemagne) et pure comédie, ce film est une pure réjouissance !
Toujours dans notre série consacrée à AVATAR, je vous recommande le livre édité aux éditions de l’Archipel. Il s’agit tout simplement d’un recueil d’une centaine de pages de croquis, dessins préparatoires, peintures ou infographies réalisés par les artistes qui ont contribué, par leur imaginaire, à donner vie au projet… de James Cameron.
Au travers d’un descriptif détaillé de chaque lieu, animal de Pandora ou de chaque équipement des humains, vous aborderez les différentes étapes de l’émergence de ce monde incroyable. Un beau livre mais aussi une façon ludique de se plonger dans les coulisses de la création cinématographique.
Liza Fitzpatrick – Éditions de l’Archipel – 19,95 €
A l’occasion de la sortie d’AVATAR, la Cinémathèque française propose une rétrospective « Le Cinéma en 3D » du 16 décembre au 3 janvier. De L’Homme au Masque de Cire à Voyage au centre de la Terre en passant par Les Dents de la Mer 3 ou Emmanuelle 4, redécouvrez ces films-pionniers de ce qui sera sans doute le standard cinématographique des années à venir.
Programmation, billetterie et conférences sur le site de la Cinémathèque : www.cinematheque.fr.
Le pitch AlloCiné : Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes. Un jour, il découvre par hasard un chantier d’autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scara…bées. L’arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région. Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.
A l’origine entre dans le cercle fermé des films qui, par la magie de leur mise en scène et de leur interprétation, parviennent à saisir un « quelque chose » qui relève de la folie. A l’image de L’Adversaire (tiré de l’affaire J-C Roman), le film de Giannoli parvient à saisir cet instant critique où un homme bascule, où tous ses projets initiaux et ses mensonges ne peuvent plus tenir… En un mot, où il devient jusqu’au-boutiste par un mélange de désespoir, de fatalité et de mégalomanie. En soi, c’est déjà un grand spectacle. Les ressorts de l’escroquerie et l’apparente facilité de sa conduite ne nous impressionnent que d’avantage. En plus, la réalité de terrain (les hommes de la « vraie vie », le chômage, la vie de chantier…) sonne juste et se garde bien de porter le moindre jugement ou la moindre affection condescendante typique d’un cinéma français largement boboïsant. En cela, A l’origine est un grand film et mérite d’être vu.